Le bassin minier reçoit une délégation japonaise
Bassin minier du Nord-Pas de Calais
Du Bassin minier à l’ère Meiji : dialogue franco-japonais sur le patrimoine industriel “UNESCO”
En 2025, le Bassin minier Patrimoine mondial a été choisi comme ressource inspirante par les autorités japonaises, désireuses de donner un nouvel élan à la protection et à la valorisation de leurs 23 sites de la révolution industrielle de l’ère Meiji, inscrits au patrimoine mondial en 2015. À cette occasion, Catherine Bertram, directrice de la Mission Bassin Minier, faisait partie des quatre experts internationaux invités au Japon pour partager le plan de gestion du Bassin minier et son système de gouvernance.
Ce déplacement avait notamment permis la visite du Centre d’information sur le patrimoine industriel (IHIC) à Tokyo, où sont exposés des contenus et de magnifiques photographies du Bassin minier, fournis par Marie Patou qui avait participé en 2014 à la visite d’expertise internationale. Une fierté de voir nos grands sites miniers et nos cités-jardins mis en valeur à Tokyo !
C’est dans ce contexte que du 2 au 4 mars, la Mission Bassin Minier a le plaisir d’accueillir Mitsuko Nishikawa, directrice générale de ce Centre d’interprétation, pour trois jours d’échanges sur les bonnes pratiques de gestion, d’interprétation et de partage du patrimoine industriel avec le plus grand nombre.
La découverte du territoire a débuté au CENTRE HISTORIQUE MINIER à Lewarde avec une conférence sur le thème « Patrimoine industriel, une histoire partagée entre le Bassin minier et les sites de l’ère Meiji », auprès d’élèves du collège Descartes-Montaigne de Liévin et du lycée Watteau de Valenciennes, suivie d’une immersion dans le musée et ses archives. Conférence préparée par Marie Patou avec Mitsuko Nishikawa et les enseignantes. Elle s’est conclue par une rencontre chaleureuse et prometteuse avec madame Carole FAVART, consule honoraire du Japon à Lille.
Pour la deuxième journée, la délégation japonaise a découvert 4 cités minières emblématiques avec Raphaël Alessandri, directeur d’études : les cités Lemay et Sainte-Marie dans la COMMUNE DE PECQUENCOURT, ainsi que la cité Bruno à Dourges, toutes cités-pilotes sur lesquelles la Mission Bassin Minier a travaillé par le passé, et enfin le coron de la Parisienne à Drocourt en travaux dans le cadre de l’Engagement pour le Renouveau du Bassin Minier. Sur le terrain, les échanges portent sur la conservation du bâti, les projets de réhabilitation, la qualité de vie et l’appropriation par les habitants, autant de questions qui traversent les anciens territoires miniers en France comme au Japon.
L’après-midi s’est déroulé au 9-9bis, autre grand site minier du territoire, où Mitsuko Nishikawa et son équipe ont été accueillis par Virginie Labroche, directrice du 9-9bis. Au programme : réutilisation des friches, programmation culturelle, accueil des publics et mise en récit de l’histoire minière. Le Bassin minier Patrimoine mondial continue ainsi de jouer un rôle de laboratoire et de vitrine pour les coopérations internationales.
Après deux journées riches au CENTRE HISTORIQUE MINIER, dans les cités minières du Bassin minier et au 9-9bis, la visite de la délégation japonaise se poursuit autour d’une question centrale : comment interpréter le patrimoine industriel pour le rendre accessible au plus grand nombre. Cette séquence s’inscrit dans le prolongement de la mission menée en 2025 au Japon par Catherine Bertram, qui a renforcé les liens entre les sites de l’ère Meiji et le Bassin minier Patrimoine mondial.
La délégation a été accueillie à la Cité des Électriciens de Bruay-la-Buissière par Yaël Pignol, responsable de la programmation culturelle, scientifique et pédagogique, et Julien ROBIQUET, directeur de la culture de la Communauté d’Agglomération de Béthune-Bruay, Artois Lys Romane. Ce grand site minier permet d’aborder la médiation du patrimoine minier, la scénographie, les dispositifs immersifs et les démarches participatives, des habitants aux visiteurs. La journée s’est clôturée par une découverte de la Galerie du temps du Louvre-Lens, et un déjeuner avec Annabelle Tenèze, directrice du Musée.
Au fil de ces trois jours, le Bassin minier Patrimoine mondial a réaffirmé son rôle de vitrine des savoir-faire français en matière de gestion de Biens inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO, avec le soutien de partenaires clés comme le 9-9bis, le Centre Historique Minier, la Cité des Électriciens, le Louvre-Lens et le réseau des 5 grands sites miniers. Cette coopération avec le Japon s’inscrit dans la durée et ouvre de nouvelles perspectives de collaborations européennes et internationales…